Casting : Chloë Grace Moretz, Jenny Slate, Thomas Mann, Tyler Perry, Carrie-Anne Moss, Richard Armitage

Réalisateur : Gerard Barrett

« Brain on Fire » est officiellement sorti le 22 février 2017 et est disponible sur Netflix. C’est un drame biologique basé sur l’ouvrage de Susannah Cahalan intitulé « Brain on Fire : My Month of Madness ».

Le film raconte l’histoire de la jeune journaliste en devenir Cahalan qui commence à éprouver des symptômes étranges tels que des sautes d’humeur irrégulières, des hallucinations et des maux de tête… Au fur et à mesure que le temps passe, les symptômes commencent à s’aggraver jusqu’à ce que ses parents l’obligent à se faire examiner par différentes cliniques. Après un certain nombre d’erreurs de diagnostic rendant encore plus étouffante l’agonie psychologique de Cahalan, ses parents découvrent enfin un médecin qui parvient à montrer la cause de ce traumatisme psychologique, une maladie appelée encéphalite à récepteurs anti-NIDA. Une fois le diagnostic posé, ils travaillent ensemble pour reconstruire la vie sociale et professionnelle de la jeune femme.

Je considère Brain on Fire comme plus qu’un simple film. Il aborde certains des thèmes les plus sous-estimés que les gens ont généralement tendance à ignorer dans la vie réelle, la sensibilisation à la santé mentale et le soutien familial, l’errance médicale.

L’histoire montre à quel point la maladie de Susannah est sous-estimée, à tel point que bon nombre de médecins certifiés ne parviennent même pas à la diagnostiquer. Nous voyons les effets et les traumatismes émotionnels que subissent les patients. L’une des plus grandes menaces liées aux maladies mentales est que la plupart des personnes qui en parlent ne sont pas prises au sérieux. Le film met aussi l’accent sur les effets familiaux de la maladie et de l’errance médicale : tout au long du film les parents et les enfants s’entretiennent des problèmes qu’ils rencontrent. Cahalan, par l’intrigue du film, explique comment un facteur majeur dans son rétablissement est dû au soutien constant de ses parents — particulièrement de son beau-père, malgré ses sautes d’humeur et les aboutissants d’éclatement.

Dans ces moments-là,  un des facteurs majeurs qui joue sur l’amelioration ou la degradation de l’état des patients est le soutien moral de leurs proches qui parfois se moquent, d’insultent leur état, ou simplement d’ignorent leur état en refusant d’écouter et de croire… Sans l’aide de ses parents, Cahalan n’aurait même jamais pu être admise dans une clinique, et encore moins se rétablir complètement.

Malgré un scénario très solide et un jeu d’acteur incroyable, le film a toujours reçu beaucoup de critiques de la part de ses téléspectateurs. Les critiques ont fait valoir que la fin du film était précipitée à cause de quoi, le film semblait incomplet. La principale préoccupation du réalisateur était la douleur et la dépression du personnage, alors que cela devait être un équilibre entre les effets de la maladie et le processus de récupération.

Cette histoire a beaucoup résonné en moi, car j’ai une maladie « invisible » qui s’appelle le syndrome Ehlers-Danlos et qui a été très difficile à diagnostiquer. Je me suis vu dans ce film, comme, je pense, beaucoup des personnes atteintes d’une maladie chronique « invisible » et peu connue se verront.

Quand j’ai parlé du film avec mon petit ami récemment, il m’a dit :

 « Tu sais j’ai vu tes crises et j’ai vu tes certificats médicaux les tests et les ordonnances, mais il y a encore des fois où j’ai l’impression que tu me mens, parce que tu as l’air bien »

Ce « Tu as l’air bien donc tu vas bien » me tues comme tue la plupart des patients et il n’est pas l’apanage des médecins, mais aussi de nos amis. Ce n’est pas des remarques faites pour nous blesser, mais le fait de mettre en doute notre souffrance est souvent pris comme une véritable insulte.

Je me suis vu dans ce film, dans l’impression permanente de devoir prouver qu’on est malade, que les gens ne comprennent pas parce que ne voient pas les efforts mentaux et physiques énormes mis en place pour « être » socialement présents.

J’ai connu l’errance médicale les faux diagnostiques la peur que l’on ne trouve jamais ce qu’on a, et le manque de confiance de la plupart des médecins qui quand ils ne trouvent pas de réponses considèrent que « c’est dans votre tête » et finalement la dépression et l’anxiété qui résulte de cette situation.

C’est un peu comme un serpent qui se mord la queue. Les médecins ne comprennent pas nos symptômes et donc pensent automatiquement que nous sommes stressés ou dépressifs et finalement parce que l’on ne reçoit pas l’aide, le soutien, ni même parfois aucune marque de respect ou de dignité on devient angoissé et dépressif.

Dans l’ensemble, « Brain on Fire » est une brillante représentation des mémoires de Susannah Cahalan. Le film sensibilise en décrivant comment les patients, qui souffrent de maladies psychologiques, ressentent et ont vraiment besoin d’être traités par la médecine et leurs proches.

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